dimanche 19 avril 2020

Confinement. Lyon. Historiens et politiques au piquet.

Confinement. Lyon. Historiens et politiques au piquet.

 

Confinement. Distanciation sociale.

Edward HOPPER était-il visionnaire?

journal d'une confinée, Cynthia Fleury

Confinement. Vers une nouvelle existence.

L'invention de nos nouveaux rapports quotidiens aux autres, aux relations de travail, à nos amis voire aux membres de notre famille nous incombe à chacun et modifiera, à coup sûr, nos existences. Déjà le télétravail, les échanges virtuels sur les réseaux sociaux, les skypes, handgouts, nous obligent à prendre la parole différemment.
Impossible de prendre dans nos bras, de ressentir la chaleur d'un autre corps, le souffle rassurant de la personne aimée, la vivacité d'un enfant, la sagesse réconfortante d'une personne âgée.
Sans compter que les repas ne seront plus comme avant, ni les apéros chers aux européens.

Confinement. Un nouveau bouclier: le masque  si possible FFP2

Que vont devenir nos grands rassemblements sportifs, festifs ou politiques? Festivals? fêtes populaires? Tous masqués? A distance?

Confinement. Les historiens doivent revoir leurs copies sur l'essentiel de l'existence. Les politiques, leur considération.

A moins que le virus tire sa révérence comme les autres épidémies de peste, choléra, grippes diverses nous l'ont montré au cours des siècles! A ce propos, nous découvrons les grandes épidémies, les pandémies sont les grandes oubliées de l'Histoire. Nos cours d'histoire du collège, du lycée ne retracent pas grand chose de ces étranges périodes qui déciment la population bien davantage que les guerres. Nos historiens et autres professeurs d'histoire ne sont vraiment pas à la hauteur de leur enseignement. Juste l'exemple de la grippe dite espagnole a laissé plus de morts que la seconde guerre mondiale. Il n'y a pas de monuments aux morts pour célébrer les soignants de cette époque morts aussi sue le champ de bataille.
Je ne rêve pas, Macron nous a bien parlé de guerre? Tout militaire tué pendant son service est honoré aux Invalides et nos soignants décédés de ce COVID 19 font juste un petit papier dans le journal, et encore, quand il ne passe pas inaperçu.

Confinement. L'impuissance des politiques obligeant les peuples au confinement.

Nous touchons du doigt aujourd'hui comment la gestion politique d'un pays est obligée de reconnaître son impuissance face à un invisible qui tue plus sûrement qu'un terroriste, qu’une arme à feu, que la fronde de David. Aucun bouclier, sauf un petit masque FFP2, n'empêche le coronavirus d'avancer. Et les médecins, soignants, infirmiers, aide-soignants, manips en imagerie médicale, brancardiers sont les seuls à faire reculer le nombre de morts. Ils sont sur le terrain, JOUR ET NUIT.
Pendant ce temps les gestionnaires politiques, les historiens dorment sur leurs deux oreilles attendant passivement les statistiques du jour.

 Et quand ils vont augmenter le salaire des soignants, ils n'oublieront pas d'augmenter leurs propres salaires en même temps.



vendredi 17 avril 2020

Confinement. Lyon. La santé avant le bonheur?

Confinement. Lyon. La santé avant le bonheur?

André Comte-Sponville: face à la crise du coronavirus, gare au pan-médicalisme 

Le bonheur c'est vivre. Le bonheur des rencontres.

 25 siècles, que la philosophie grecque, le judéo-christianisme, et la plupart des philosophies du monde ainsi que les diverses religions nous disent que le bonheur est le souverain Bien. Attention, le bonheur se recherche, il ne tombe pas tout seul d'une divine providence. Loin de la douce tranquillité de la zénitude, de l'optimisme radieux, de la béatitude lascive, il s'exerce. 

Le bonheur reste toujours à conquérir, c'est la philosophie de la marche, des petits pas, de la décision de se mettre en route pour l'obtenir. Peut-il se traduire par "En avant"? Il me semble que oui.

Le bonheur est le résultat de rencontres. La rencontre de l'amour avec un être cher. Le premier regard de notre mère enfoui dans notre inconscient. La magie de l'aube. Le disque solaire rouge dessinant la chaîne du Mont-Blanc. Le parfum envoûtant de la rose Orient-Express des créations Meilland-Richardier. Le délicat parfum de la pivoine. La couleur magique du bleuet ou du lapis lazulli. Les jardins à la Française ou zen ou anglais...La clarté lunaire qui n'occulte pas celle des étoiles. Les senteurs des sous-bois d'automne parsemés de champignons, après une ondée. La majesté de l'arbre centenaire. les livres où se disent tant de merveilles toujours inventées. L’œuvre artistique troublante. La saveur sublime de la mûre cueillie sur une ronce épineuse....Une fin de journée qui inaugure une relecture où "Les parfums, les couleurs et les sons se répondent..." et le doux sommeil vient clore les doux moments où nous n'avons pas passé à côté du bonheur, autrement dit de la vie.


La santé, en ce temps de confinement.

En ce temps de confinement, les politiques, c'est bien normal, cherchent à sauver des vies, éviter que les statistiques grimpent de manière trop exponentielles. "Agir fait que le monde n'est pas fini", Paul Ricoeur. A quel prix?

En sacrifiant le bonheur. 
La personne âgée risque de mourir loin des siens. Elle ne DOIT plus les voir. C'est pour son bien et le bien de tous. Peut-être a-t-elle juste envie de mourir près des siens? Sa vie est finie. Elle n'a plus une bonne santé, une bonne mémoire,  elle a envie de laisser la place, de tirer sa révérence. Combien de fois ai-je entendu: "Ce jeune, il est parti trop tôt, j'aurais dû partir à sa place, j'ai assez vécu"

Oui, la santé est un bien très précieux. Mais, aussi, il nous faut accepter la finitude, la mort comme un achèvement et non comme une perte. Est-ce une philosophie stoïcienne? Non, je ne crois pas.



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